Le stage est indispensable pour découvrir le " monde " de l'entreprise après des études universitaires théoriques. Durant le stage, le stagiaire met en application ses connaissances acquises à l'école et en université.
De nombreuses entreprises utilisent le stage comme filière de recrutement. Ce type de stage à lieu a la fin des études supérieures.
Durée des stages :
- deux mois pour les étudiants qui terminent un DUT ou un BTS
- six mois pour les étudiants en Master, école de commerce, ingénieurs, IUP.
Fixer ses objectifs .
N'hésitez pas à programmer plusieurs stages successifs.
Avant de vous présenter à un stage documentez- vous, demandez conseil, lisez la presse spécialisée, renseignez-vous sur les entreprises susceptibles de vous accepter en tant que stagiaire. Posez-vous les questions indispensables :
- qu'est-ce qui me plait dans ce poste ?
- est-ce que je me vois plus d'un an dans cette entreprise ?
- quelles évolutions de carrière sont envisageables ?
Stage obligatoire.
Si votre formation vous impose un stage avec des dates précises, prenez l'initiative de vous renseigner sur les entreprises le plus têt possible. Le cursus avec stages obligatoires débouche sur une organisation rodée : réseau d'entreprises, bureau de stages, rémunération intéressante.
Stage libre.
C'est donc à vous seul que revient l'initiative de gérer vos périodes " stages ". Réalisez pendant vos études de petits stages de découverte. En fin de cursus organisez un stage à temps partiel parallèlement a votre formation. Anticipez les attentes de l 'entreprise, n'oubliez pas que dans les grandes entreprises certains plannings sont bouclés 6 mois à l'avance. Donc soyez prévoyants.
Différents types de stages.
Les stages intégrés à la formation.
Sont considérés comme obligatoires les stages qui figurent dans la maquette d'habilitation du diplême ou dans le règlement intérieur des études. Sont considérés par cette formule les élèves des IUT, écoles d'ingénieurs, écoles de commerce, des DESS, des magistères. Une université peut également décider qu'un stage est prévu au programme d'un diplême. L'étudiant doit se conformer aux caractéristiques des stages prévus dans son cursus pour qu'ils soient pris en compte pour son diplôme.
Les stages à l'initiative de l'étudiant avec convention.
Ce sont des stages qui ne sont pas intégrés dans la scolarité.
L'étudiant doit être inscrit dans l'établissement de formation. L'objectif pédagogique du stage doit être attesté par le responsable de la formation.
Le stage volontaire sans convention.
Le statut de cette forme de stage n'est pas très clair. Il est préférable pour l'entreprise et le stagiaire de mettre par écrit les principes sur lesquels repose le stage.
La convention de stage.
La convention de stage est utile à l'entreprise, à l'établissement et à l'étudiant. Elle permet de définir le thème du stage et les conditions de formation. C'est le seul document de référence si l'un des signataires n'est pas satisfait du stage.
Ce document doit comporter les informations suivantes :
- les mentions indispensables
- nom et adresse de l'organisme de formation.
- Raison sociale et adresse de l'entreprise.
- Nom, prénom et adresse du stagiaire.
- Le lieu.
- La durée et les dates.
- Le thème du stage.
En principe, c'est l'établissement qui propose le teste de la convention. Certaines administrations ou entreprises proposent leur propre texte.
Durée d'un stage.
Circulaire du ministère de l'Education Nationale du 13 février 1986 ( n°86-065) " les stages sont pris en compte quelle que soit la durée ". La convention de stage fixe la durée du stage. Selon la CPAM : la caisse primaire d'assurance maladie limite la durée du stage au calendrier universitaire.
L'étudiant n'a aucun intérêt à signer une convention de stage qui mentionne une durée longue et une rémunération faible. Il est préférable de signer une première convention pour une durée limitée et de rediscuter ensuite les conditions de la poursuite du stage.
Rémunérations, gratifications, charges sociales.
Définitions : Il est d'usage de parler de gratification lorsque celle-ci ne dépasse 25 ou 30% du SMIC, et de rémunération au delà de ces seuils.
En absence de cotisation, le paiement au stagiaire se fait en échange de la signature d'un reçu.
- Pour les stages intégrés a la formation.
- 1° cas : gratification nulle ou inférieure à 30% du SMIC :
- cotisations sociales nulles ;
- Sécurité sociale de l'étudiant par l'étudiant ;
- Couverture accident du travail problématique.
- 2° cas : rémunération supérieure à 30% du SMIC
- Cotisations patronales ;
- Sécurité sociale de l'étudiant prise en charge par l'entreprise ;
- Couverture accident du travail comprise.
- Pour les stages à l'initiative de l'étudiant.
- 1° cas : gratification nulle ou inférieure à 25% du SMIC.
- cotisations patronales (sécurité sociale, Fonds national d'aide au logement, versement du transport, taxe d'apprentissage, la CGS, la CRDS ;
- Sécurité sociale et accident du travail.
- 2° cas : rémunération supérieure à 25% du SMIC
- Cotisations patronales et salariales ;
- Sécurité sociale de l'étudiant prise en charge par l'entreprise.
Comment négocier sa rémunération.
L'important pour les premiers stages, c'est moins le montant de la gratification que le principe de la rétribution. Il existe un " marché du stage ou les diplêmes et les formations ont une cote déterminée mais officieuse". Renseignez-vous.
Bonne relation entre l'étudiant et l'entreprise.
L'étudiant doit adopter la même attitude qu'un salarié. Il respecte les clauses de la convention de stage, horaires, règles de sécurité, confidentialité des informations. L'établissement arbitre les malentendus.