Le nombre de places en études de médecine va encore augmenter
ÉTIENNE LEFEBVRE
Publié le : 18 janvier 2008
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Le gouvernement a décidé d'augmenter le numerus clausus de 7.100 à 7.300, avec la volonté de concentrer la hausse des effectifs sur les régions sous-dotées en médecins. Le nombre d'étudiants dentistes va aussi être relevé
Le gouvernement augmente aussi le numerus clausus parce qu'il est persuadé que la hausse de la féminisation et du travail à temps partiel va accroître les besoins.
Publiée il y a trois ans par la direction de la recherche des ministères de la Santé et des Affaires sociales, l'étude avait été abondamment commentée. Elle montrait que le nombre de médecins en activité passerait de 205.000 en 2002 à 186.000 en 2025 et que la densité de médecins baisserait de 16 %, retrouvant un niveau proche de celui des années 1980. Le numerus clausus - nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine - a en effet chuté de 8.736 en 1977 à 3.500 en 1993, avant de remonter à la fin des années 1990 : 5.500 en 2005, 7.000 en 2006. La Drees se basait sur un numerus clausus restant ensuite à ce niveau. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, qui présente ses voeux aujourd'hui, a décidé d'augmenter à nouveau le nombre de places en deuxième année : il passera de 7.100 en 2007 à 7.300 cette année, pour continuer d'augmenter progressivement jusqu'à 8.000 en 2011. Avec la volonté de concentrer la hausse des effectifs sur les régions sous-dotées en médecins (Nord, Est et Ouest).
Améliorer la répartition
Il s'agit d'un premier geste pour améliorer, à terme, la répartition des professionnels et donc l'accès aux soins sur le territoire, qui doit faire l'objet d'états généraux, début février. Le gouvernement augmente aussi le numerus clausus parce qu'il est persuadé que la modification des pratiques (le taux de féminisation augmente, le travail à temps partiel aussi) va accroître les besoins. La Drees avait calculé qu'avec un nombre de places en deuxième année porté à 8.000 dès 2006, on compterait 10.000 médecins de plus en 2025 et que la densité ne reculerait que de 11 %.
Cette hausse va néanmoins impliquer un effort important en termes de capacités de formation, en particulier pour la filière universitaire de spécialité de médecine générale qui peine à se mettre en place. L'effort devra aussi porter sur la formation des dentistes, dont le numerus clausus (990 places l'an dernier), va être augmenté de 70. Il s'agit là encore d'éviter que la densité de chirurgiens-dentistes chute de 65 pour 100.000 habitants aujourd'hui à 40 en 2030, selon des évaluations de la Drees. D'autant que, comme les médecins, cette profession libérale à plus de 90 % est très mal répartie sur le territoire.
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