L'épargne salariale devient un standard dans les grandes entreprises
Les Echos
Publié le : 21 novembre 2007
|
Intéressement, participation et épargne salariale sont pratiqués par la plupart des grandes entreprises. Les sommes versées à ce titre en 2005 ont représenté 7,5 % de la rémunération annuelle des 6,6 millions de salariés concernés.
Selon l'enquête « Salaires des cadres » de la Cegos, 30 % des entreprises de plus de 150 cadres ont mis en place un dispositif d'épargne retraite et près de la moitié des entreprises qui ne l'ont pas encore fait sont en train de se pencher sur la question.
« Ce dispositif de rémunération est en passe de devenir un «incontournable» de l'offre rémunérations des entreprises »,
explique Michel Fourmy, responsable du pôle « management du capital humain » à la Cegos. Du moins dans les grandes entreprises. Car les PME sont encore à la traîne : selon une étude réalisée par la Dares, 11,1 % des salariés des entreprises de moins de 50 salariés sont couverts par un dispositif d'épargne salariale. Il est vrai que la participation n'est obligatoire que dans les entreprises de 50 salariés et plus.
Quelle que soit la taille de l'entreprise, 72 % des salariés bénéficient d'une participation, 54 % d'un intéressement et 55 % d'un plan d'épargne.
Toujours selon la Dares, 14,5 milliards d'euros ont été distribués en 2005 au titre de l'épargne salariale (14 % de plus qu'en 2004) : 7 milliards au titre de la participation, 5,9 milliards pour l'intéressement et 1,6 milliard d'abondement à un PEE (plan d'épargne entreprise) ou à un Perco (plan d'épargne retraite collectif). Cette épargne salariale représente 3,7 % de la masse salariale, soit un montant moyen de 2.187 euros pour chacun des 6,6 millions de salariés ayant effectivement perçu une prime (sur les 8,4 millions de salariés couverts par un dispositif d'épargne salariale). Cette prime représente un surcroît de rémunération représentant en moyenne 7,5 % de leur salaire annuel.
« Pour des raisons tenant à la nécessité de préserver l'équilibre financier des régimes de Sécurité sociale
[NDLR : puisque ces primes sont exonérées de charges]
et à la garantie des droits des salariés en matière de rémunération, la loi interdit la substitution d'une prime d'épargne salariale à un élément de salaire préexistant
, est-il exposé dans le dossier technique préparatoire à la conférence « Emploi et pouvoir d'achat » du 23 octobre dernier.
Toutefois, on constate que les augmentations de salaire sont moins importantes quand une prime d'intéressement est versée que quand ce n'est pas le cas. »
S.G
Tous droits réservés (2007) LES ECHOS